Le cirque Muller Zavatta à Toulouse, entre curiosité et critiques animalistes
Le cirque Muller Zavatta est installé route d’Espagne à Toulouse depuis le début de la semaine et propose des représentations depuis vendredi 9 octobre, pour trois jours. Selon ladepeche.fr, le site se trouve près du rond-point du Dr Maurice Dide, à proximité de But et Jardiland.
Le cirque y a installé ses camions, ses enclos et une cinquantaine d’animaux. Fauves, autruches, chevaux et chameaux font notamment partie des animaux visibles sur ce terrain situé entre deux routes. L’établissement annonce aussi la présence d’un hippopotame d’une quarantaine d’années et de plus de trois tonnes dans ses spectacles. Le quotidien indique toutefois ne pas l’avoir observé lors de son reportage.
Les associations locales dénoncent la captivité
Cette installation attire des habitants venus observer et photographier les animaux, mais elle suscite aussi l’opposition d’associations de protection animale. Amandine Sanvisens, cofondatrice de la PAZ, alerte auprès de ladepeche.fr sur les conséquences de la captivité et des déplacements pour les animaux sauvages et domestiques.
L’association évoque notamment le comportement des fauves, observés en train de tourner dans leurs camions-cages, ainsi que les besoins de déplacement et de vie en groupe des chameaux. Elle appelle à mettre fin à ce type de spectacle animalier et à privilégier d’autres formes d’arts du cirque.
Le cirque Muller Zavatta n’a pas souhaité répondre aux questions de ladepeche.fr. Le média rappelle que l’établissement avait déjà fait débat dans l’agglomération : des installations avaient été refusées à Labarthe-sur-Lèze et à Cugnaux en 2025. À Toulouse, son passage sur le parking Tisséo de Basso-Cambo avait aussi donné lieu à des signalements de dégradations, de pieux plantés dans le bitume et de vols d’électricité.
La réglementation prévoit qu’à partir du 1er décembre 2028, les établissements itinérants ne pourront plus détenir, transporter ou présenter au public des animaux d’espèces non domestiques.
Source : ladepeche.fr



